Dimanche 27 mai
Marché de St-Germain-en-Laye un peu après 10 heures. Malgré la pluie qui commence, l’ambiance me semble plus détendue que la semaine précédente. J’échange quelques mots avec des militants UMP qui
m’indiquent où sont nos propres militants. Là encore, il y a progrès car la semaine précédente leurs réactions étaient franchement hostiles. On peut être adversaires et se respecter. C’est en
tous cas ce que souhaite faire et je suis ravi de voir que les amis de Pierre Morange y souscrivent également.
Je croise le député. Nous nous serrons la main ou, plus exactement, je lui serre la main : son emprise est en revanche démesurément musclée... Peine perdue. Je ne suis pas particulièrement
musculeux mais 10 années à tenir une épée, un fleuret ou un sabre vous forgent une certaine solidité dans la dextre. Pour le reste, c’est un bonjour, comment allez-vous, mutuel et républicain et
c’est très bien ainsi..
Je discute quelques instants avec le Maire Emmanuel Lamy. Une fois encore, l’entretien est courtois à défaut d’être chaleureux. Puis il s’en va distribuer des tracts pour le candidat UMP. Cela me
surprend. Je comprends parfaitement que monsieur le Maire soutienne et affiche son soutien au candidat de son parti politique. Je suis en revanche plus étonné que le Premier magistrat de la ville
se comporte comme n’importe quel militant. Toutefois, la pluie redouble et tout le monde s’éparpille sauf le normand que je suis, sans doute habitué aux intempéries.
Quelques minutes avant, j’ai échangé quelques mots avec Patrick Abisseror, le candidat du Parti Socialiste. L’un de mes sympathisants se dirige vers nous. Alors vous tractez ensemble ? me
demande-t-il ? Non, mais nous nous parlons, lui réponds-je. Il rit. Patrick Abisseror un peu moins mais fait bonne figure. La discussion devient plus politique et je sens la tension s’installer.
Je mets un terme à l’échange et retourne voir les habitants. Il y a beaucoup d’encouragements et c’est un véritable rayon de soleil. La pluie ne m’atteint pas. Je suis presque seul au milieu de
la rue. Tout le monde s’est abrité. Les commerçants comme les clients constatent que ma détermination et mon envie d’aller à leur rencontre ne sont pas feintes, qu’il pleuve ou pas.
Par Stéphane Larcher
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Publié dans : Carnet de campagne
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Super blog en tout cas ;-)